Qu’est ce qu’une habitation en Guadeloupe?

Un habitation dans la Caraïbe relève d’une toute autre réalité qu’en Europe. En effet l’habitation est à la fois un espace possédé par un propriétaire et délimité dans un cadastre. Cet espace sert, le plus souvent de lieu de vie pour un propriétaire et sa famille habitant dans la maison principale. C’est également le lieu de vie d’une population esclave appartenant au maître de l’habitation et vivant dans le village servile appelé alors rue case-nègre. Elle est donc un lieu de pouvoir et de domination sociale. L’habitation est également un espace de plantation de produits coloniaux. L’habitation prend alors le nom du type de production qu’elle réalise. On parle d’habitation-sucrerie, d’habitation-caféière ou encore d’habitation-vivrière pour celles qui produisent un maraîchage pour le marché local. Enfin l’habitation  est un espace manufacturier. Les productions brutes tel que la canne à sucre ou le coton, sont transformées sur place en produits finis ou semi-finis selon des procédés empiriques utilisant des énergies renouvelables et de faible rendement. L’habitation est donc bien plus qu’un espace de vie, elle est la matrice socio-économqiue de l’histoire guadeloupéenne des XVIIème, XVIIIème et XIXème siècle.

 Un espace de production esclavagiste

Pour la production de ces denrées le maître ou à defaut son représentant; le géreur, s’appuie sur une main d’oeuvre servile plus ou moins abondante selon la richesse de l’habitation.  Cette population servile est soi née sur place ou importée par les réseaux inhumains des traites nègrières atlantiques qui provoquent durant trois siècles la deportations d’envrion 30 millions d’africains.

Un mode de partage inégale de la terre de la colonie

L’ensemble des terres de la Guadeloupe sont concédées à des habitants pour former des habitations au cours de l’époque moderne. Ainsi l’île se couvrent d’espaces agricoles plus ou moins éloignés et produisant, pour l’essentiel, des produits à destination de l’exportation vers la métropole. Le partage de la terre est évidement très inégal puisqu’il exclu l’essentiel de la population, les esclaves, de la possession de celle-ci. Petit à petit les noms de propriétaires ou même de types de production s’impose comme denomination de l’espace.

Pour en savoir plus réserver une visite avec LespriKreyol: http://www.lesprikreyol.fr/reservations/